Comment faciliter les temps des fêtes avec une garde partagée?
- Mélanie Bilodeau

- 9 déc. 2025
- 2 min de lecture
Chronique famille | 102,7 Rouge FM | 9 décembre 2025
Le temps des fêtes est déjà chargé d’émotions, et quand on ajoute la garde partagée, ça peut devenir un vrai casse-tête pour les parents… et pour les enfants. Dans cette chronique, j’aborde pourquoi cette période peut être si difficile et comment on peut rendre tout ça un peu plus doux et mieux organisé.
D'abord, le plus important : miser sur l’organisation avant les émotions. Le stress du 24-25 décembre vient souvent du manque de planification : qui a les enfants quel jour, qui veut bruncher le 25, les horaires de travail, les recompositions familiales… bref, le chaos arrive vite. S’asseoir, regarder le calendrier ensemble et se demander ce qui est vraiment réaliste pour les enfants, c’est la base.
Il est également primordial de se rappeler que les deux familles sont importantes. Peu importe les ambiances différentes (un Noël plus “party” d’un côté, plus cocooning de l’autre) ce sont deux vrais Noëls pour l’enfant. Et ce n’est pas à lui de choisir où il va : on évite de mettre ça dans sa cour, même si on tient compte de ses préférences, surtout lorsqu’il est plus vieux.
N'oublions pas que les transitions, particulièrement dans le temps des fêtes, sont sensibles : partir juste avant les cadeaux ou changer de maison trois fois en 24 heures, ça peut générer des émotions fortes. On évite le fameux pitch de vente et on accompagne ce que l’enfant vit.
Autre piège : le ping-pong parental. L’enfant ne doit pas devenir le messager (« Maman aimerait ça que… », « Grand-maman veut vraiment que… »). Et dans la même lignée, j’encourage à éviter le tribunal de Noël : les petites piques déguisées qui dénigrent l’autre parent. On ouvre plutôt la porte aux récits positifs : « Raconte-moi ce qui a été plaisant ! »
Et pour les parents qui se retrouvent seuls le 24, le 25 ou le 31, la tristesse, le vide, la culpabilité : c’est normal. L’important, c’est de ne pas rester seul dans le noir devant le sapin — sortir, appeler quelqu’un, s’occuper un peu du cœur.
Tous les Noëls sont valides. Tous les Noëls peuvent être beaux, même ceux qui ne ressemblent pas à nos traditions habituelles. L’enfant a le droit d’aimer chacun de ses Noëls, et nous, comme parents, on peut décider de les rendre plus doux.
🎧 Pour entendre la chronique complète, écoutez l’extrait radio ci-bas !
Source: IHEART RADIO, 9 décembre 2025, repéré à https://www.iheart.com/podcast/1300-le-meilleur-du-1027-rouge-178667788/episode/les-remarques-non-sollicitees-a-eviter-envers-310451017/?embed=true




