Abandonner la parentalité bienveillante… ou la comprendre enfin?
- Mélanie Bilodeau

- 14 avr.
- 2 min de lecture
Chroniques radio | 14 avril 2026 | 94,7 ROUGE et 102,7 ROUGE
Cette semaine, dans mes deux chroniques, je réagis à un article publié sur le blog Urbania : Pourquoi les parents Gen Z abandonnent la parentalité bienveillante
Dans cet article, on met en lumière un phénomène qui fait beaucoup réagir : certains parents de la génération Z disent vouloir délaisser la parentalité bienveillante. Pourquoi? Parce qu’ils la trouvent exigeante, culpabilisante et parfois inefficace dans le quotidien. Plusieurs témoignent d’un sentiment d’épuisement face à l’idée de toujours devoir être patients, disponibles, calmes et dans l’explication.
On voit aussi émerger une tendance opposée, souvent résumée par le fameux concept de FAFO (“fuck around and find out”). Derrière cette expression un peu choc se cache une approche plus autoritaire : l’enfant apprendrait “à la dure”, par des conséquences immédiates, parfois punitives, voire humiliantes. L’idée, c’est que l’enfant comprenne rapidement que ses gestes ont des impacts… mais au prix d’un rapport de force beaucoup plus présent dans la relation.
L’article soulève donc une tension très actuelle entre deux extrêmes : une parentalité perçue comme trop permissive d’un côté, et un retour vers des pratiques plus dures de l’autre.
D'abord, je pense que c’est n’est pas la bienveillance que les parents abandonnent… c’est la version déformée qu’on en a faite.
Parce qu’à la base, la parentalité bienveillante, c’est simplement comprendre l’enfant, mettre des limites et intervenir sans violence. Le problème, c’est qu’on l’a transformée en quelque chose d’irréaliste, comme s’il fallait toujours être calme, toujours expliquer et ne jamais dire non. Évidemment, ça devient épuisant… et ça ne fonctionne pas.
En réaction, certains parents basculent vers des approches plus dures, comme le fameux FAFO, où l’enfant apprend “à la dure”. Mais ça, ce n’est pas de l’éducation, c’est un rapport de force, et ça n’enseigne pas réellement les bons comportements.
Revenir à l’essentiel, c’est trouver l’équilibre : accompagner l’enfant, oui, mais avec un cadre clair, des limites et des interventions cohérentes. Et surtout, accepter qu’on ne sera jamais parfait… mais qu’on peut toujours réparer.
💛 Pour entendre toute les discussions, je vous invite à écouter les chroniques radio ci-dessous dans lesquelles j'aborde le sujet.







