Le burn-out parental : non, ce n’est pas juste « être fatigué.e »
- Mélanie Bilodeau

- 22 sept.
- 2 min de lecture
Chroniques radio | 22 et 23 septembre 2025 | 96,9 ROUGE, 94,7 ROUGE et 102,7 ROUGE
On entend de plus en plus parler du burn-out parental, mais encore trop souvent, on le banalise. « C’est normal d’être fatigué avec des enfants », « dans mon temps, on faisait avec », « lâche pas, ça va passer »… Ces phrases, même si elles partent parfois d’une bonne intention, ferment la porte à une vraie conversation et laissent les parents seuls avec leur détresse.
Le burn-out parental, ce n’est pas juste une fatigue passagère. Tout comme le burn-out professionnel, il s’agit de symptômes anxieux et dépressifs bien réels : perte de plaisir, insomnie ou hypersomnie, colère qui explose sans prévenir (le fameux mom rage), sentiment d’impuissance, honte… C’est une véritable souffrance psychologique, et il est essentiel de la reconnaître.
Le facteur de risque numéro un reste le manque de soutien. Et attention : avoir du monde autour de soi ne veut pas dire être réellement soutenu. Parfois, ce « village » juge, invalide, ou nous ramène à une époque où « on faisait mieux avec moins ». Résultat : les parents doutent d’eux-mêmes, se comparent à leurs propres parents ou grands-parents, et se demandent s’ils sont « faits » pour être parents.
Alors, qu’est-ce qui aide vraiment?– D’abord, l’accueil et l’écoute. Dire à un parent « je t’entends, veux-tu m’en parler? » ouvre une porte immense.– Ensuite, le soutien concret. Pas seulement un après-midi au spa (tant mieux si c’est possible!), mais surtout des micro-pauses au quotidien : un repas livré, un coup de main à la garderie, un lift pour les enfants, un café partagé pour ventiler.– Enfin, le recours aux ressources. Les maisons de la famille, les haltes-garderies, les organismes communautaires, mais aussi l’aide professionnelle, quand les symptômes deviennent trop lourds.
Le burn-out parental n’est pas une preuve qu’on est un « mauvais parent ». C’est le résultat de conditions de vie exigeantes, d’un manque de soutien et d’une société qui normalise l’épuisement sans toujours offrir de solutions. En parler, s’entraider et bâtir un véritable village, voilà ce qui peut faire la différence.
Je vous invite à écouter les chroniques radio ci-dessous dans lesquelles j'aborde le sujet.
Source: IHEART RADIO, repéré :








