Temps des fêtes et gratitude
- Mélanie Bilodeau

- 16 déc. 2025
- 2 min de lecture
Chroniques radio | 15 et 16 décembre 2025 | 96,9 ROUGE, 94,7 ROUGE et 102,7 ROUGE
À chaque temps des fêtes, ça revient : les cadeaux s’accumulent sous le sapin et plusieurs parents se demandent s’ils en font trop… surtout quand l’enfant déballe, passe au suivant et ne dit même pas merci. Pourtant, un enfant qui ne manifeste pas de gratitude à Noël n’est pas mal élevé : il est submergé.
Le temps des fêtes est une véritable tempête émotionnelle et sensorielle pour les enfants. Excitation, anticipation, fatigue, horaires bousculés, bruits, lumières, nouveautés… tout ça surcharge le système nerveux. Quand le cerveau est débordé, la gratitude — une émotion complexe — ne peut pas émerger. Elle demande du recul, de la lenteur, la capacité de se décentrer et de comprendre l’intention de l’autre.
Le vrai enjeu, ce n’est pas la quantité de cadeaux, mais la vitesse à laquelle tout se passe. Le mot d’ordre : ralentir, observer et connecter. Déballer un cadeau à la fois, prendre des pauses, étirer l’ouverture des cadeaux sur plusieurs moments ou même sur plusieurs jours. S’intéresser à ce que les autres reçoivent, pas seulement à ce qu’on reçoit soi-même.
Forcer un « merci », culpabiliser l’enfant ou lui rappeler qu’il est chanceux n’enseigne pas la gratitude. Au contraire, ça coupe la connexion. La gratitude s’apprend tout au long de l’année, par la modélisation et par des gestes concrets : donner, partager, aider, se tourner vers les autres.
Avant et après Noël, on peut impliquer les enfants dans des collectes de dons, leur faire choisir ce qu’ils aimeraient offrir à d’autres familles, puis revenir sur les moments marquants du temps des fêtes. Ce qui nourrit vraiment la gratitude, ce sont les liens, le temps partagé et le sens qu’on donne aux expériences.
Je vous invite à écouter les chroniques radio ci-dessous dans lesquelles j'aborde le sujet.









