Les jeunes qui parlent moins : les comprendre et les soutenir
- Mélanie Bilodeau

- 12 mai
- 2 min de lecture
Chronique famille | 102,7 Rouge FM | 12 mai 2026
Un jour ou l’autre, beaucoup de parents passent par cette phase un peu déstabilisante : notre enfant ou notre ado cesse de nous raconter sa vie. Aux questions « Comment s’est passée ta journée? », on obtient des « correct », « je sais pas » ou carrément le silence. Et même si c’est confrontant, ce n’est pas automatiquement un signe qu’il va mal.
Dans cette chronique, j’explique que ce retrait fait souvent partie du développement normal, surtout à l’adolescence et à la fin de l’enfance. Les jeunes cherchent davantage d’autonomie, d’intimité et commencent tranquillement à se différencier de leurs parents. Ils se tournent davantage vers leurs amis et gardent plus de choses pour eux. Ça ne veut pas dire que le lien est brisé.
Par contre, il faut rester attentif à certains changements plus soudains : un jeune qui s’isole complètement, perd l’intérêt pour ce qu’il aimait, devient plus irritable ou semble éteint mérite qu’on porte une attention particulière à son état émotionnel.
Le piège, c’est de vouloir le faire parler à tout prix. Les interrogatoires, les dizaines de questions ou la pression peuvent plutôt pousser le jeune à se refermer davantage. Ce dont il a besoin, c’est de sentir que son parent demeure accessible, présent et disponible, même dans le silence.
L’idée, c’est donc d’ouvrir doucement des portes : partager des moments simples, être présent sans forcer, faire sentir au jeune qu’il peut venir nous parler quand il sera prêt. Parce qu’un lien sécurisant, ça se construit souvent dans les petits moments du quotidien. Et très souvent, quand le jeune sent qu’il peut revenir sans jugement, il finit par revenir vers nous.
💛 Pour entendre la chronique complète, c'est juste ici.
Source: IHEART RADIO, 12 mai 2026, repéré à https://www.iheart.com/podcast/1300-le-meilleur-du-1027-rouge-178667788/episode/que-faire-avec-nos-jeunes-qui-333376997/?embed=true


